samedi 23 janvier 2010

Incredible India!

Le 23 janvier 2010


C'est le slogan de la campagne mondiale de publicité touristique du pays.

Après une sieste, un délicieux curry et deux films de Bollywood (ma nouvelle passion), l'avion d'Air India atterrit en douceur à Delhi. Il est 14 heures. Le capitaine nous prévient qu'il faudra attendre sur la piste pour qu'un espace se libère car l'aéroport subit de grands travaux. Trente minutes plus tard, il ajoute qu'il faudra attendre encore au moins trente autres minutes, tous les passagers doivent se rasseoir. Deux heures plus tard, l'avion trouve une place; on attend l'escalier, la porte s'ouvre, pas d'escalier, on referme. Une demi-heure après, on sort pour trouver un petit bus qui laisse la moitié des passagers sur place. On attend, un autre bus arrive. Je pense : Vite, les douanes et les valises, mon hôtel doit venir me chercher. J'espère que la navette m'attendra!

Une dizaine de guichets de douaniers ouverts où s'allongent de longues files plus ou moins ordonnées, des enfants qui crient, des femmes couvertes de noir, des hommes en toutes sortes de tenues du Moyen-Orient. Pas vraiment rassurant. Je prends place derrière un géant à cheveux bonds. Sa présence devant moi me rassure. Une demi-heure plus tard, rien n'avance. Il change de file, moi aussi. Il me regarde. ¨I'm sticking with you. You seem to know where you're going.¨ ¨A little, I was in this airport before. Be patient.¨

Il a un accent français. On parle un peu, on se présente (un ingénieur du son). On parle boulot. On attend. On n'avance pas. On parle. On attend. On avance d'un pas. L'inspection de chaque passager est longue et pénible. Pas possible! Finalement, on y est. Lui, il repart vers Bruxelles dans la nuit. Il a le temps, me donne un bon coup de main avec mes valises et m'aide jusqu'à l'accueil où je trouve mon nom. Accolades fraternelles devant de nombreux indiens âgés qui regardent la scène en riant. Mon copain me laisse avec mon chauffeur et remonte un escalier vers l'intérieur de l'aéroport. Et, en imitant l'accent local, il me lance ¨In-crre-dii-bell India!¨

Qui est mieux qu'un ange? Un gentil géant belge et rigolo.

Hôtel palace. Le lendemain matin, rencontre d'un petit groupe super de 14 personnes. Un guide souriant. La brume va-t-elle se lever? On ne sait pas. Oui, un peu, vers les 14 heures.

On visite Delhi, puis on prend la route pour Agra. Il nous faudra plus de six heures. On ne voit rien sur la route. Conduite automobile ahurissante. L'hiver indien est marqué par la brume. On arrive. Un autre hôtel palace.

Aujourd'hui, visite du Taj Mahal, brume à couper au couteau. On ira d'abord au Fort d'Agra. Avant même l'heure du midi, le soleil dissout la brume. Le lunch attendra, on s'en va au Taj Mahal en vitesse. La brume peut retomber n'importe quand. Caméra interdite après la première plateforme. Je la passe en douce enveloppée dans mon écharpe. J'ai le cœur qui bat. Je n'ai pas envie de finir mes jours dans une prison indienne. Mon guide me dit où aller. Si j'ai des problèmes, il va dire qu'il m'a laissé faire (???). Finalement, on n'ira pas en prison, ni l'un ni l'autre.

In-crre-dii-bell India!


Dans la brume, hôtel palace.




Costume de circonstance.


Monument commémoratif de Gandhi


Le plus ancien site musulman de l'Inde, impressionnant.


Et sa tour pour l'appel à la prière. La plus haute tour de pierres
toujours existante au monde. (À vérifier : les Indiens sont chauvins.)


Sous un soleil pâlot, les couleurs de l'Inde.


Le temple du lotus


Le fort d'Agra.


Le maharaja qui a fait construire le Taj Mahal, mausolée abritant la dépouille de son épouse morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant, y est mort, retenu prisonnier par son propre fils.


Et cet édifice qu'on dit le plus beau du monde.


À couper le souffle...


Bons baisers de l'Inde.


mercredi 20 janvier 2010

Singapour, ville-île-état

Singapour : une ville merveilleusement verte, propre et ordonnée, assurément très riche, pauvreté invisible, niveau de vie très élevé. Devrait-on y envoyer nos dirigeants étudier?
Il y a cinquante ans, c'était une petite ville de service et un village de pêcheurs.
Singapour a fleuri comme un bourgeon après une chaude pluie d'été. J'y ai passé quelques jours très agréables et je suis bien reposée pour faire face à des couleurs bien différentes, celles de l'Inde.
J'espère pouvoir nourrir mon blog fréquemment, cependant, j'ignore si les installations me le permettront.
Ne vous inquiétez donc pas s'il y a des silences prolongés.


Architecture d'hier et d'aujourd'hui, influence art déco, Indochine colonialiste de l'entre-deux guerres ou ultra-moderne.







De grandes avenues où il y a peu de bouchons.

Vous aurez remarqué la paresse de la photographe. Je vous en montrerai davantage sur film.
Il régnait sur Singapour une chaleur assez humide qui atténuait les contrastes et donnait l'impression de journées grises. < Rien n'est parfait >, disait le renard au petit prince.




J'en avais assez de refaire ma valise toutes les semaines. Voici la solution : on roule et les rouleaux sont rangés à la verticale. Plus besoin de tout déplacer pour trouver un t-shirt. Les petites pointures peuvent placer leurs chaussures, semelle à semelle, de la même façon; les grandes trouveront bien à s'empiler. Qu'en pensez-vous?  Testé depuis plus d'une semaine et c'est le bonheur.



samedi 16 janvier 2010

Les kangourous et le boa

Le 17 janvier 2010 (ici, à Singapour, le 16 au Québec)



Dernière image de l'Australie. Pas de curiosité, ils étaient occupés à manger.

Je suis maintenant à Singapour qui me paraît une très belle cité-état. Quelques journées dans un milieu cosmopolitain et international qui m'est le plus familier avant de plonger dans les couleurs de l'Inde.

vendredi 15 janvier 2010

Au revoir Australie, bonjour Singapour

Brisbane est dans la même mouvance que Sydney et Melbourne, mais plus petite. Il semble agréable d'y vivre. Ce n'est peut-être pas un arrêt essentiel à la connaissance de l'Australie. Cependant, si j'avais poussé plus au nord, j'aurais été dans la flotte pendant tous les derniers jours. Alors... Hier, dernier jour complet ici, j'ai fait une excursion sur l'île Moreton, au large de la ville. Voici quelques images. Ma prochaine entée sera de Singapour.



Sur une île de sable on se déplace en 4x4 seulement. Regardez la genre de routes...


Faites bouger votre écran dans tous les sens et vous aurez une bonne idée du mouvement imposé dans ce type de sentier.


Les plus jeunes ont dévalé les dunes en tobbogan et planche à... sable. Moi j'ai fait quelques photos.
Pas facile à quarante Celsius. On était mieux dans la mer avec les petits poissons.

lundi 11 janvier 2010

Des images inoubliables

Le 12 janvier 2010

Plus connue pour ses images du Opera House publiées dans le monde entier et pour son pont qui, chaque année, démarre la ronde des feux d'artifice du Nouvel An, Sydney est belle, jeune, vibrante, dynamique. Il y fait soleil et chaud depuis mon arrivée et à l'année. Je crois découvrir que, comme entre Montréal et Québec, il y existe une rivalité avec Melbourne. Avec un sourire ironique.

Visite des Blue Mountains où le soleil plombe sur le feuillage des sept cents variétés d'eucalyptus des montagnes; les feuilles laissent alors échapper des particules liquides bleutées qui s'évaporent et leur donne leur nom.

Je pars en fin d'après-midi pour Brisbane, en train avec couchette. Brisbane est le début du Great Barrier Reef, mon dernier arrêt en Australie, avant Singapour. J'y projette une séance de snorkeling avec mes petits amis de toutes les couleurs. Comme vous le voyez sur la photo, < qui s'assemble, se ressemble>. Alors je porte leurs couleurs pour les visiter, question de ne pas passer pour une étrangère Je rêve de ma prochaine plongée sur le Grand Récif, avec costume de lycra me couvrant de la tête aux pieds, une super protection contre le soleil.


Un des plus beaux édifices du monde.


Le pont d'où on lance la nouvelle anéée avec des feux d'artifice. C'est toujours le premier lieu que l'on voit à la télé.


Le paddleling, comme à Hawaii. Ici, c'est la plage de Manly.


J'ai plongé dans Sydney un soir de festival de musique du monde. Hallucinant ce poulailler de chanteurs aux voix guturales et de joueurs de tambours. Un échaffaudage d'environ 10 mètres de hauteur.


Les Blue Mountains.




Ça, c'est de la fougère!


Je n'aimerais pas vivre dans un zoo.


Mimétisme.

vendredi 8 janvier 2010

Spectacle théatral d'une nature imprévisible

Le 9 janvier 2010




Hier soir, je suis rentrée des Territoires du Nord à Alice Springs en compagnie d'un groupe relativement heureux de l'expérience "Safari in style". Le "style" laissait un peu à désirer, mais les repas étaient convenables (ce n'est pas parce qu'on est français qu'on est un grand chef), le guide un peu trop directif (les Australiens ont l'air plutôt inflexibles, dans le tourisme en tout cas) et un contact limité avec les Aborigènes qui, finalement, n'ont plus grand-chose à dire, un peu comme toutes les Premières Nations, dans nos pays qui ont évolué si rapidement au cours du dernier demi-siècle, alors qu'eux sont occupés à faire vivre leur passé.

Le point fort, une nature à jeter par terre, des couleurs incroyables et, la dernière nuit et dernière journée une pluie torrentielle, tropicale, la route fermée pendant un certain temps, des ruisseaux et rivières asséchés depuis des années coulant par-dessus la chaussée. La nature en folie.

Le moment divin est toujours celui où l'on se rend près du mont Uluru pour y voir le coucher du soleil. Pour nous, une journée passée sous un épais couvert nuageux ne présageait rien de bon. Est-ce qu'il arrive que la lumière s'éteigne simplement? Oui. Alors tous les touristes jettent un œil désespéré, puis blasé, en buvant un petit verre de mousseux, comme le veut la tradition de l'endroit. Il ne reste que quelques minutes. On ne verra rien. Mais… Regardez, il y a un peu de lumière à l'horizon, face au roc. Le guide dit "Ce n'est qu'une émanation, le soleil est beaucoup plus loin, à droite." Puis un peu plus de violet et d'oranger. En un mouvement général, à l'unisson, tous se précipitent vers la première ligne devant le roc. Voici ce qui s'est passé en quelques images qui ne capturent malheureusement pas toute l'immensité du moment et du lieu.


Ça ne s'annonce pas bien.


Tout va s'éteindre?


Un ruban de lumière à l'horizon



Le roc s'allume. Les spectateurs courent dans toutes les directions, vers leur caméra.


Le ciel s'embrase.


Le spectacle commence. Il durera une dizaine de minutes.


Le ciel fait tout ce qu'il peut.


Et il y ajoute un arc-en-ciel. Une fois dans une vie.


Puis, à l'horizon, tout s'éteint.


Un peu plus loin, les dômes du Kata Tjuka rentrent dans l'ombre. Le roc a lui aussi rapidement disparu.


Le lendemain matin, au lever du soleil, une lumière blanche n'est pas arrivée à faire sortir le roc de son épais duvet de nuages.

mardi 5 janvier 2010

Ah! Melbourne!

Le 5 janvier 2010

Un avion m'a conduite de Melbourne à Alice Springs, au cœur de l'Australie. Le désert, le vrai et il est rouge. Je ne pourrai vous revenir que dans quelques jours, car je pars en trekking vers Kings Canyon et Uluru Mountain. Coucher sous la tente, cuisine du désert, je risque le tout pour le tout. On ne vit qu'une fois. Je vous en reparlerai.
J'ai passé trois journées merveilleuses avec mes amies australiennes et avec mes amis les bêtes comme vous le montre la suite. J'ai adoré Melbourne de A à Z. C'est une des villes les plus accueillantes et cosmopolites que j'aie visitées. Il y règne un très bel urbanisme avec ses infrastructures culturelles abondantes, une vitalité facilement ressentie en tous lieux où depuis bientôt deux cents ans, toutes les cultures y trouvent leur place au soleil. Photos!


Qui n'aime pas se reposer au soleil?


J'aurais pu vous montrer des centaines de ces petits pingouins qui rentrent au berceau (sur terre) à la nuit tombante, mais il est interdit de prendre des photos à la lampe-éclair qui les rend aveugles ou provoque des tromboses. Ça, c'est l'affiche.

Et voici Melbourne :




On a adopté cette idée européenne de couvrir des édifices anciens et des ruelles et d'en faire des gallerias. Regardez la suite!






On se dirait à Paris ou à Milan. Et puis, les grands magasins, façon La Baie...






Les calèches tirées par des chevaux...


Une rivière qui la traverse comme la Seine à Paris, avec ses bateaux-mouches


Son architecture (Centre des Arts, multiples salles de spectacles)


Et Cynthia et Grace sur leur cellulaire, pendant que je filme et prends des photos au Musée national de Victoria, où j'ai la surprise de retrouver la statue de Balzac faite par Auguste Rodin. À la prochaine pour la montagne nommée Red Table, les kangourous, canyons, et tout le reste.