mercredi 16 décembre 2009

Thaïlande : pas celle des brochures touristiques








Jeudi le 17 décembre


Je me suis arrêtée en Thaïlande parce que trois couples d'amis m'en avaient parlé élogieusement : sa beauté, ses fleurs, la gentillesse des gens. Et puis, je connaissais déjà et j'aime leur nourriture. Après Bangkok, en venant visiter Chiang Mai et Chiang Rai dans le nord, je m'attendais à une beauté un peu plus naturelle, plus de végétation, plus de traditions ou d'authenticité thaïlandaise… oups!

Qu'est-ce que l'authenticité thaïlandaise, voilà la question. Il me faudrait des pages pour décrire combien la vie et la pensée y sont différentes et la femme indépendante que je suis s'y trouve confrontée à une réalité combattue par le féminisme (ou simplement par la décence humaine) depuis très longtemps, surtout en rentrant d'une visite au Triangle d'or (longue journée!) à trois heures de mini-bus de Chiang Mai pour traverser la ville en soirée, un peu plus tard qu'à mon habitude. Prostitution organisée au coin d'une rue passante où, sous un éclairage éblouissant et une musique disco, des femmes dansent pour attirer la clientèle. Et comme je l'apprends < Rien n'est hors limite, ils ou elles vont te faire tout ce que tu veux. Ici, ce n'est pas pareil, tout est possible, c'est permis. > J'ai l'impression que la prostitution a tout simplement remplacé le trafic des opiacés, à très grande échelle.

Il y a bien cette ferme d'orchidées qui m'offre de belles images, mais c'est une bien maigre consolation.

En Thaïlande, je reste sur mon quant soi, bourrée de question de toutes sortes. Mais, quand je porterai les deux petits bracelets de laiton achetés de la fillette des Karen Long Neck, ce ne sera pas sans avoir le cœur serré comme son cou, en pensant à elle. Je vous laisse sur ces photos. J'ai hâte de partir pour Bali.