mardi 21 février 2012

Too much time or not enough - Trop de temps ou trop peu

I am talking about the length of my stay. Almost four months is too long for a visit and not long enough to really get to know the people. I have stretched my calendar of visits in order to occupy such a long period. Of course, I could have visited several other cities of a certain importance, Cordoba and Mendoza for example, but the costs pile up fast and I did not feel like carrying my luggage around. Therefore, a tourist will have enough time to visit Buenos Aires and the surrondings (say Iguazu, Tigre and Colonia) in less than two weeks; it is long enough to see the lay of the land, but short enough not to get exasperated by the continuously barking dog, drivers who enjoy using the car horn in the middle of the night and the smell of urine that soaks the broken down sidewalks of the city. What I miss the most is the presence of water, as I am so used to live in the arms of the St-Lawrence River, after a long romance with the Pacific West Coast. 
On the other hand, four months  are not enough to get well acquainted with a people that one looks at as an outsider  and I have had very few opportunities to talk with real Portenos. At any rate, one truth sure hits me this time : wherever we are, we are always the same. So now, in the last few weeks, my life here feels exactly the same as the life I lead at home, with the exception of the Spanish language and warm sun.

My last cultural shock was to be refused open access at the National Library. I was allowed to do some research on the computer and to ask for three titles to be consulted on the premisses, titles that I had to ask at a desk and got, after about ten minutes when they came down the chute, near the reading room. Never saw another book! 
Nevertheless, watch below the French text a few photos of my last wanderings.


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Je parle de la durée de mon séjour. Presque quatre mois c'est trop long pour une visite et pas assez pour faire connaissance avec les gens. J'ai étiré le calendrier des visites pour occuper une aussi longue période. Bien sûr, j'aurais pu aller dans plusieurs villes importantes, mais les coûts sont assez élevés et je n'avais pas envie de traîner ma valise. Cependant, un touriste aura bien suffisamment de temps pour visiter Buenos Aires en un dizaine de jours, une période assez longue pour bien voir, mais pas suffisante pour se fatiguer des chiens qui aboient toute la journée et souvent la nuit, des automobilistes qui s'amusent à klaxonner à trois heures du matin et des odeurs d'urine qui imbibent les trottoirs défoncés de la ville. 

Ce qui me manque le plus, c'est la présence de l'eau, habituée que je suis à vivre entre les bras du St-Laurent, après une longue romance avec le Pacifique. D'un autre côté, quatre mois ne suffisent pas pour connaître un peuple que l'on regarde de l'extérieur et j'ai eu peu d'occasions de causer avec des portègnes. De toute façon, une vérité me frappe, où qu'on soit, on est toujours les mêmes et c'est ainsi que ma vie des dernières semaines a ressemblé en tous points à celle que je mène chez moi, espagnol et chaud soleil mis à part.
Le dernier choc culturel, c'est d'avoir vu mon accès à la bibliothèque nationale refusé. J'ai eu droit à une recherche sur ordinateur et à la demande de trois titres à consulter sur place, titres que j'ai dû demander à une bibliothécaire et qui, après une dizaine de minutes d'attente, sont arrivés par une chute dans la salle de lecture. Je n'ai jamais vu un autre livre!

Voici quelques photos de mes dernières errances.

On Avenida Santa fe, an old theater, El Ateno, was transformed into a bookstore and restaurant. We eat on the stage. In the balconies, more books and CDs. Wonderful... and I can touch the books! A nice Asian tourist offered to take my picture with my camera.

Sur l'avenue Santa Fe, un ancien théâtre, El Ateno, a été transformé en librairie et resto. On mange sur la scène. Aux balcons d'autres livres et des CD. Une petite merveille et je peux même toucher les livres! Un gentil touriste asiatique m'a offert de prendre ma photo.  
On Avenida Corientes, Il Gato a nice old café, but the brew is not that great!
Sur l'avenue Corientes, le Il Gato est un beau vieux café, mais, déception, le café n'est pas bon!!!
Wouldn't you like to have a ficus like this in your living room? And there are even some bigger ones!
Qui ne rêve pas d'avoir un beau ficus benjamina comme celui-ci, dans son salon! Et il y en a d'autres encore plus gros!
In one of my favorite cafés, reproductions of old Parisian furniture.
À un de mes cafés préférés, des reproductions de tables et de chaises de café parisien.
This probably why the sidewalks are in such disrepairs, except for the fact that the construction and maintenance are left to the owners of the buildings they border.
Sans doute une des raisons pour lesquelles les trottoirs sont défoncés, à part le fait que leur construction et leur entretien est laissé au bon vouloir de chaque édifice que ledit trottoir borde. 
In view of the classified commercial secrets this charming boutique shelters, I was forbidden to take pictures. It is simply a decorator boutique with a strong accent on French country style. Like no one else in the world know it!!! 
Par égard au secrets commerciaux que recèle cette charmante boutique de mon quartier, on m'a interdit de prendre des photos. C'est une boutique de décorateur qui fait dans le style campagnard français (comme s'il était le seul à connaître ça!!!). 
To access the boutique, you must walk on the old railway passage. The famous Paul's shop is at the back. Ooops! The security guard just asked me to put my camera away! 
On accède à la boutique du fameux Paul par un passage où il y avait autrefois des rails. La boutique est au fond. Oups! Le garde de sécurité vient de me demander dans ranger mon appareil dans mon sac. 


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