mardi 9 février 2010

L'Afrique du Sud, un Eden sans paix


Après un long vol, je suis arrivée à Johannesburg où m'attendaient mes amis. Heureuses retrouvailles. Le lendemain, nous partions vers le Parc Kruger pour un safari photo. Voir quelques images ci-dessous. Impressionnant de voir un immense éléphant mâle sortir de la brousse et avancer vers notre petite Nissan. Il a traversé la route à vingt mètres devant nous. On a eu un sapré frisson. Il ne lui aurait fallu que peu d'efforts pour nous renverser et nous écraser.


L'Afrique du Sud, c'est l'Eden. La nature est spectaculaire et le climat, comme le vin, délicieux. Un seul problème, le climat social : beaucoup d'enlèvements, de vol, de criminalité. On me dit que Le Cap est beaucoup plus sécuritaire. Comme je ne peux pas sortir toute seule et librement, je vais dans une agence cet après-midi, pour acheter un tour guidé. C'est la meilleure solution pour voir du pays. Je projette me rendre aux Chutes Victoria, si c'est possible.

Connaissant l'hiver québécois, je ne souhaite pas rentrer avant mars, vous me comprendrez. Ici, il fait soleil et environ 25 à 30 degrés tous les jours.

On attendait l'hippo... mais il était aileurs.

Par contre, les giraffes...

Et les éléphants...


Un bain de boue?

Et une belle promenade, ici, la vie des éléphants est mieux protégée que celle des humains en ville.

La végétation est impressionnante.

mercredi 3 février 2010

L'Inde, une expérience profondément troublante

Veille de mon départ vers l'Afrique du Sud, via Dubai
Après avoir écrit la dernière entrée, j'ai reçu un gentil mot de mon ami Mithun qui habite Bangalore, dans le sud du pays. Ses bonnes paroles m'ont permis de passer des jours plus heureux en fin de voyage. Je n'ai pas vu l'Inde moderne, mais plutôt celle des campagnes au rythme moyen-âgeux et celle des monuments historiques. C'était le Rajasthan. Il faudra revenir, très bientôt. Thanks, Mithun for your invitation and your kind words.
Je dois partir demain, avec beaucoup de regrets.
Et puis, je quitte un groupe de voyageurs absolument agréable et ça fait toujours un peu de chagrin, après deux semaines de vie si intense, ensemble.
Désolée de ne pas avoir pu écrire plus souvent, je n'en avais pas toujours la possibilité, point de vue temps ou équipement disponible.
J'ai plus de trois heures de film, et beaucoup de photos. Ce soir, comme j'ai un meilleur lien Internet, en voici plusieurs.





Le boa en Inde

Le boa et le bouddha










Increedibell India!

dimanche 31 janvier 2010

L'Inde, de palaces en taudis

Je ne suis pas bien placée pour parler, c'est mon premier voyage. Mais un membre du groupe pour qui c'est le troisième me dit que ce sont les routes qui se sont le plus améliorées. Encore une chance, qu'est-ce que ça devait être?
Les couleurs qu'on retrouve dans les beaux gros livres de photos sont là, je vous en montre des semblables, mais elles ressortent d'heures d'observation d'une misère qu'on a beaucoup de difficultés à avaler.
Est-ce que l'Inde avance ou régresse? Hors des grands centres, le progrès est infiniment lent et se construit sur un dépotoir national d'ordures, de bouses de vaches et de sacs de plastique. Le palace d'un riche marchand d'il y a deux siècles abrite maintenant de petites échoppes qui n'arrivent pas à rapporter assez d'argent pour les rénovations. C'est aussi le cas de beaucoup de grands monuments architecturaux. Qu'en restera-t-il dans quelques dizaines d'années. La disproportion entre riches et pauvres est criante et puante.
Et il y a les menaces de terrorisme qui ne lâchent pas. Si les touristes venaient en moins grand nombre, ce serait un coup très dur pour le pays. Photos.






J'ajouterai d'autres photos quand j'aurai une meilleure connexion.
Ici, c'est trop lent pour les photos.

mercredi 27 janvier 2010

Jaipur, Udaipur

Le rythme de mon voyage s'est accéléré. Voyager en groupe guidé est enrichissant, mais très exigeant. Heureusement, le groupe est sympa et le guide, dévoué. Quant au chauffeur, c'est le magicien des routes indiennes où la circulation est absolument folle.
L'Inde est un pays de contrastes comme nous n'en connaissons pas en Amérique. De fait, rien ici ne ressemble à l'Amérique. Pour découvrir ce pays et ses habitants, il faut changer sa grille d'analyse et ouvrir grand les yeux. Il faut aussi prendre le temps de comprendre. Je vous laisse donc, pour le moment, avec les photos qui vous en diront davantage.




















samedi 23 janvier 2010

Incredible India!

Le 23 janvier 2010


C'est le slogan de la campagne mondiale de publicité touristique du pays.

Après une sieste, un délicieux curry et deux films de Bollywood (ma nouvelle passion), l'avion d'Air India atterrit en douceur à Delhi. Il est 14 heures. Le capitaine nous prévient qu'il faudra attendre sur la piste pour qu'un espace se libère car l'aéroport subit de grands travaux. Trente minutes plus tard, il ajoute qu'il faudra attendre encore au moins trente autres minutes, tous les passagers doivent se rasseoir. Deux heures plus tard, l'avion trouve une place; on attend l'escalier, la porte s'ouvre, pas d'escalier, on referme. Une demi-heure après, on sort pour trouver un petit bus qui laisse la moitié des passagers sur place. On attend, un autre bus arrive. Je pense : Vite, les douanes et les valises, mon hôtel doit venir me chercher. J'espère que la navette m'attendra!

Une dizaine de guichets de douaniers ouverts où s'allongent de longues files plus ou moins ordonnées, des enfants qui crient, des femmes couvertes de noir, des hommes en toutes sortes de tenues du Moyen-Orient. Pas vraiment rassurant. Je prends place derrière un géant à cheveux bonds. Sa présence devant moi me rassure. Une demi-heure plus tard, rien n'avance. Il change de file, moi aussi. Il me regarde. ¨I'm sticking with you. You seem to know where you're going.¨ ¨A little, I was in this airport before. Be patient.¨

Il a un accent français. On parle un peu, on se présente (un ingénieur du son). On parle boulot. On attend. On n'avance pas. On parle. On attend. On avance d'un pas. L'inspection de chaque passager est longue et pénible. Pas possible! Finalement, on y est. Lui, il repart vers Bruxelles dans la nuit. Il a le temps, me donne un bon coup de main avec mes valises et m'aide jusqu'à l'accueil où je trouve mon nom. Accolades fraternelles devant de nombreux indiens âgés qui regardent la scène en riant. Mon copain me laisse avec mon chauffeur et remonte un escalier vers l'intérieur de l'aéroport. Et, en imitant l'accent local, il me lance ¨In-crre-dii-bell India!¨

Qui est mieux qu'un ange? Un gentil géant belge et rigolo.

Hôtel palace. Le lendemain matin, rencontre d'un petit groupe super de 14 personnes. Un guide souriant. La brume va-t-elle se lever? On ne sait pas. Oui, un peu, vers les 14 heures.

On visite Delhi, puis on prend la route pour Agra. Il nous faudra plus de six heures. On ne voit rien sur la route. Conduite automobile ahurissante. L'hiver indien est marqué par la brume. On arrive. Un autre hôtel palace.

Aujourd'hui, visite du Taj Mahal, brume à couper au couteau. On ira d'abord au Fort d'Agra. Avant même l'heure du midi, le soleil dissout la brume. Le lunch attendra, on s'en va au Taj Mahal en vitesse. La brume peut retomber n'importe quand. Caméra interdite après la première plateforme. Je la passe en douce enveloppée dans mon écharpe. J'ai le cœur qui bat. Je n'ai pas envie de finir mes jours dans une prison indienne. Mon guide me dit où aller. Si j'ai des problèmes, il va dire qu'il m'a laissé faire (???). Finalement, on n'ira pas en prison, ni l'un ni l'autre.

In-crre-dii-bell India!


Dans la brume, hôtel palace.




Costume de circonstance.


Monument commémoratif de Gandhi


Le plus ancien site musulman de l'Inde, impressionnant.


Et sa tour pour l'appel à la prière. La plus haute tour de pierres
toujours existante au monde. (À vérifier : les Indiens sont chauvins.)


Sous un soleil pâlot, les couleurs de l'Inde.


Le temple du lotus


Le fort d'Agra.


Le maharaja qui a fait construire le Taj Mahal, mausolée abritant la dépouille de son épouse morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant, y est mort, retenu prisonnier par son propre fils.


Et cet édifice qu'on dit le plus beau du monde.


À couper le souffle...


Bons baisers de l'Inde.