lundi 15 mars 2010

De retour mais blog kidnappé

Je suis bien rentrée. Je fais les recherches d'urgence pour réparer mon blog. À bientôt.

vendredi 12 mars 2010

Driven by freedom

Le 12 mars





Le bus de mon itinéraire guidé en Afrique du Sud, et le guide super sympathique. Sans oublier le boa de Léona, mon fidèle compagnon, qui a perdu quelques plumes.






La liberté de mouvement et d'expression est la plus grande richesse sur cette planète. Comme bien d'autres trésors de nos vies, il faut en perdre un peu pour pouvoir les apprécier et en saisir l'importance. C'est une des leçons de mon expédition qui s'est terminée le 9 mars, à Cape Town. Je suis rentrée à Joburg (c'est le surnom de Johannesburg) où j'ai passé quelques jours avec mes amis.

Une expérience qui me laisse perplexe :

Hier, en revenant d'excursion au centre-ville, des rues barrées pour travaux nous ont obligées à faire des détours. Nous nous sommes retrouvées dans un quartier moins recommandé de la ville (il y en a encore) où une jeune policière noire et sa partenaire nous ont bien malhabilement stoppées pour contrôle. Nos cœurs battent fort. Charlotte montre son permis. La jeune policière lui demande alors de sortir de la voiture : ……… elle aimerait jeter un coup d'œil à l'intérieur car elle veut en acheter une semblable (sic).

Pouvez-vous le croire? Charlotte a dit que nous étions déjà en retard pour un autre rendez-vous. On nous a laissées partir. L'Afrique du Sud est-elle prête à accueillir les dizaines de milliers de touristes qui viendront assister à la Coupe du monde de soccer?

Ceci est ma dernière entrée à partir de l'étranger. J'y inclus une photo du Cap et de ma nouvelle conquête.

Je vous présente Charlie.


Trop tôt pour les grandes conclusions, trop de nouvelles images, trop de nouvelles pensées. Il me faut digérer tout cela. Cependant, je suis certaine d'une autre chose : la planète est merveilleusement belle partout et ce sont les gens qui font la différence, dans les pays comme dans chacune de nos vies.

Bon! Je rentre.

mercredi 3 mars 2010

India on my mind

Port Elizabeth, Knysna, la côte, de longues distances à parcourir en bus, mais le pays est vaste et le bus climatisé. Il faut y passer, en avion on ne verrait rien. Le soleil nous accompagne. On descend vers le sud, on s'éloigne donc de l'équateur et la température rafraîchit le soir.

En bordure de mer, le menu des restos et des hôtels offre une panoplie de poissons et de fruits de mer, la cuisine est délicieuse.

On commence tous à vouloir arriver au Cap pour pouvoir sortir en liberté, au moins pendant le jour. Les guides sont-ils trop protecteurs? Bien sûr, ça ne serait pas une bonne pub s'il y avait un assaut sur touriste, juste avant la Coupe du monde. Ici, on ne parle que de cet événement.

Malgré des statistiques alarmantes quant aux ravages du sida et les problèmes de violence, particulièrement à Johannesburg, j'ai une grande confiance que l'Afrique du Sud sera le moteur et le modèle du développement pour l'Afrique dans son entier. Mes craintes sont beaucoup plus grandes pour l'Inde qui demeure présent quotidiennement dans mes pensées. Avec une copine du groupe qui connaît aussi l'Inde, on en parle beaucoup et on écoute de la musique bollywoodienne sur son I Phone. À Durban, il y a quelques jours, nous sommes toutes les deux allées voir le film 'My name is Khan', le grand succès de l'heure.

J'ajoute que je suis retournée, pour mon plus grand bonheur, dans une réserve d'animaux où les buffles et les hippos nous ont offert un spectacle.


Et puis, il y a l'océan Indien, trop beau pour les mots. Photos.





Le bain de boue est recommandé à tous.

La promenade avec sa maman, aussi.

Même si elle a l'air de ça.
Casse-croûte en duo

La nourriture est délicieuse.

Bon, la touriste, c'est assez. Décampe ou je fonce!



Plus bleu que le bleu de tes yeux...

lundi 1 mars 2010

Quel pays merveilleux!

Me voici à East London sur la côte, dans un charmant hôtel donnant sur l'océan Indien.

Les vagues de la marée montante battent la plage. Les promeneurs profitent des derniers rayons du soleil.

Je suis en Afrique du Sud depuis pratiquement trois semaines et je découvre pendant le tour guidé que je suis en train de faire, un pays extrêmement beau et riche, sans doute un des plus beaux pays du monde. Paysage, faune, flore, tout est exceptionnel.

La tenue de la Coupe du monde de soccer en juin et juillet prochains présentera des défis à ce pays qui doit et veut passer au niveau de site de tourisme international. Ce sera une expérience exigeante pour une industrie dont les joueurs n'ont pas une véritable connaissance des standards internationaux. De fait, peu des employés de l'industrie du tourisme sont sortis de leur propre ville. Il y a donc place pour beaucoup d'amélioration.

Je poursuis ma visite en compagnie d'un groupe de voyageurs de tous les coins du monde et, encore une fois, je profite de la compagnie de personnes très gentilles. Nous voyagerons ensemble jusqu'à Cape Town et jusqu'au 6 mars. Je resterai au Cap quelques jours de plus (la sécurité y étant beaucoup mieux) avant de revenir à Johannesburg. Je rentrerai à la mi-mars.

Il est difficile de croire que ce long et merveilleux voyage tire à sa fin.

lundi 22 février 2010

De retour au parc Kruger

Quelques photos. Je retourne voir les ``big five`` demain.
Des points de vue à couper le souffle

Proteus dans son habitat naturel

Blyde Canyon

vendredi 19 février 2010

Dernière étape

Je pars le 21 pour une tournée en bus qui me conduira, en suivant la côte, de Johannesburg à Cape Town, incluant la route des vins. C'est la seule façon de visiter en sûreté. Le climat social est instable et il y a souvent des kidnappings, des assaults. Donc, tour guidé. À bientôt.
(Lire plus bas, la longue entrée concernant ma visite aux Chutes Victoria, côté Zimbabwe)
Le 17 février

(Lecteurs, lisez d'abord le 16 février, plus bas.)
J'ai abandonné l'idée de la ballade à dos d'éléphants et autres tours pour lesquels on demande des prix vraiment excessifs du genre 120 $US pour une heure. Je profiterai donc de la journée pour me reposer et écrire. Je pourrai nourrir mon blog si j'arrive à me raccorder à Internet. Le centre d'affaires de mon hôtel-palace-sans-argent ne fonctionne guère mieux que tout le reste. On peut imaginer ce que doit être la vie au quotidien pour les gens d'ici et toutes les frustrations auxquelles il faut faire face. Pourtant, les gens sont gentils partout et ils gardent le sourire.

Les deux préposées sont maintenant parties, la première pour chercher le spécialiste maison en communication (surtout pour aller prendre le thé); l'autre ne connaît pas grand-chose.

Tiens, voici le préposé à l'entretien électrique. Il pleut et la soucoupe ne fonctionne pas. Même les téléviseurs sont morts.

Je suis allée boire un café au bar. Pas de café après le petit déjeuner. J'ai enfilé un petit coup d'Amarula, question de me réconforter.

Une heure plus tard, j'apprends que le 'système' ne peut accommoder d'autres ordis que ceux du centre et que, d'autre part, le wi-fi ne fonctionne pas depuis plus d'une semaine. Le technicien doit venir de la capitale, Harare (à 800 km), pour réparer. Quand? On ne sait pas.

Je rentre demain à Johannesburg. La prochaine fois que je voudrai voir des chutes, j'irai à Niagara.

Merveilleuses Chutes Victoria qui, en s'engouffrant dans la gorge, créent par leur crachin une forêt pluviale sur la rive opposée. J'ai fait le sentier au complet. Malgré l'imper, j'étais détrempée. Pas grave! J'ai séché sur le chemin du retour.


''Dr. Livingston, I presume?''

Les Noirs du Zimbabwe, comme ceux de l'Afrique du Sud, sont beaux. J'ai promis à ces jeunes de leur envoyer cette photo par courriel, ce dont je m'acquitterai dans quelques minutes. Pendant que je visitais le marché d'artisanat, ils se sont débattus pour trouver une adresse Internet.

Vue du nuage de crachin, de ma chambre d'hôtel. La publicité dit ''The cloud that thunders''





Le 16 février

Les aléas inhérents aux voyages en pays étrangers.
Auparavant, quelques mots sur dimanche dernier, alors que je suis allée visiter Soweto, à une soixantaine de kilomètres de Johannesburg. Le musée Hector Jamiesson, les photos des manifestations étudiantes des années 70 alors qu'on essayait d'imposer l'afrikaan comme langue unique d'enseignement, et tout ce qui s'en est suivi. Je m'en souviens très bien. Puis la visite de la maison de Nelson Mandela. Une journée extrêmement émouvante. J'en ai encore des frissons.

Mais revenons à la suite de mon périple et ses aléas. J'allais donc essayer d'acheter un court séjour aux Chutes Victoria et peut-être un tour guidé vers Le Cap. Voici ce que j'ai découvert :

Il semble exister une taxe additionnelle pour les détenteurs de passeports étrangers (à tout le moins en Afrique du Sud où les prix sont déjà élevés. Certaines agences l'avouent, d'autres pas.)

En arrivant au Zimbabwe, j'ai eu la fâcheuse surprise de découvrir que, détentrice d'un passeport canadien, je devais payer des frais de visa d'entrée de 75 $ US au lieu de 55 $ US, tel qu'indiqué dans le dépliant de l'agence. Pour quatre jours, c'est cher, non? (Je me suis bien vidé le cœur auprès de l'agent d'accueil, ce qui, je crois, m'a valu une suite au Elephant Hills où je n'avais réservé qu'une chambre standard. C'est plus grand que mon apart!!!) De plus, l'entrée dans le parc national m'a également coûté 25 % de plus que les autres qui avaient des passeports de l'Afrique du Sud.

Le Zimbabwe n'a plus de monnaie en vigueur, je devrais dire n'a plus d'espèces en cours. On y utilise les dollars américains et les rands sud-africains, mais jamais personne n'a argent, même au bar de l'hôtel.

On prévient les touristes de ne pas emporter trop de liquidités. (Rassurant!). Au grand dam de mes amis, je suis quand même partie pour les Chutes Victoria, côté Zimbabwe. Les photos suivront.

Au programme : une petite croisière de fin de journée sur le puissant Zambezi, fleuve qui alimente les chutes, trekking le long des célèbres chutes, ballade à dos d'éléphant, marché d'artisanat. De retour à Johannesburg jeudi.

Le lendemain

Hier soir, la petite croisière était très agréable, avec hippos, crocos et tout. Aujourd'hui, les chutes étaient franchement spectaculaires. Après l'excursion, on veut tous passer par la banque avant d'aller au marché d'artisanat. Impossible de retirer de l'argent dans les banques qui n'ont pas d'appareil de lecture de cartes de crédit et où on ne peut pas utiliser les cartes de débit. Impossible même de trouver à changer 100 rands (14 $ CAN) question de laisser un petit pourboire au guide. Dans mon grand hôtel-palace, réception, bureau de services à la clientèle, trois boutiques, agence de visites guidées, personne n'a de monnaie pour un billet de 100 rands. Je vais au bar commander un sandwich et payer en me disant qu'on me remettra bien quelques billets. Impossible, aucun argent dans les coffres.

J'ai l'impression de vivre dans l'univers du Prisonnier (Patrick McGohan), une série télévisée britannique des années soixante, où les prisonniers sont retenus dans un univers parfait en apparence, mais où rien ne fonctionne.

Le ''Mighty Zambezi''
Il abreuve les Chutes Victoria dont on voir le crachin en arrière-plan.
Le thème de cette mini-croisière : les rhinos. J'en ai filmé plusieurs.
Et l'aigle chasseur de poissons.