vendredi 19 février 2010

Le 17 février

(Lecteurs, lisez d'abord le 16 février, plus bas.)
J'ai abandonné l'idée de la ballade à dos d'éléphants et autres tours pour lesquels on demande des prix vraiment excessifs du genre 120 $US pour une heure. Je profiterai donc de la journée pour me reposer et écrire. Je pourrai nourrir mon blog si j'arrive à me raccorder à Internet. Le centre d'affaires de mon hôtel-palace-sans-argent ne fonctionne guère mieux que tout le reste. On peut imaginer ce que doit être la vie au quotidien pour les gens d'ici et toutes les frustrations auxquelles il faut faire face. Pourtant, les gens sont gentils partout et ils gardent le sourire.

Les deux préposées sont maintenant parties, la première pour chercher le spécialiste maison en communication (surtout pour aller prendre le thé); l'autre ne connaît pas grand-chose.

Tiens, voici le préposé à l'entretien électrique. Il pleut et la soucoupe ne fonctionne pas. Même les téléviseurs sont morts.

Je suis allée boire un café au bar. Pas de café après le petit déjeuner. J'ai enfilé un petit coup d'Amarula, question de me réconforter.

Une heure plus tard, j'apprends que le 'système' ne peut accommoder d'autres ordis que ceux du centre et que, d'autre part, le wi-fi ne fonctionne pas depuis plus d'une semaine. Le technicien doit venir de la capitale, Harare (à 800 km), pour réparer. Quand? On ne sait pas.

Je rentre demain à Johannesburg. La prochaine fois que je voudrai voir des chutes, j'irai à Niagara.

Merveilleuses Chutes Victoria qui, en s'engouffrant dans la gorge, créent par leur crachin une forêt pluviale sur la rive opposée. J'ai fait le sentier au complet. Malgré l'imper, j'étais détrempée. Pas grave! J'ai séché sur le chemin du retour.


''Dr. Livingston, I presume?''

Les Noirs du Zimbabwe, comme ceux de l'Afrique du Sud, sont beaux. J'ai promis à ces jeunes de leur envoyer cette photo par courriel, ce dont je m'acquitterai dans quelques minutes. Pendant que je visitais le marché d'artisanat, ils se sont débattus pour trouver une adresse Internet.

Vue du nuage de crachin, de ma chambre d'hôtel. La publicité dit ''The cloud that thunders''





Le 16 février

Les aléas inhérents aux voyages en pays étrangers.
Auparavant, quelques mots sur dimanche dernier, alors que je suis allée visiter Soweto, à une soixantaine de kilomètres de Johannesburg. Le musée Hector Jamiesson, les photos des manifestations étudiantes des années 70 alors qu'on essayait d'imposer l'afrikaan comme langue unique d'enseignement, et tout ce qui s'en est suivi. Je m'en souviens très bien. Puis la visite de la maison de Nelson Mandela. Une journée extrêmement émouvante. J'en ai encore des frissons.

Mais revenons à la suite de mon périple et ses aléas. J'allais donc essayer d'acheter un court séjour aux Chutes Victoria et peut-être un tour guidé vers Le Cap. Voici ce que j'ai découvert :

Il semble exister une taxe additionnelle pour les détenteurs de passeports étrangers (à tout le moins en Afrique du Sud où les prix sont déjà élevés. Certaines agences l'avouent, d'autres pas.)

En arrivant au Zimbabwe, j'ai eu la fâcheuse surprise de découvrir que, détentrice d'un passeport canadien, je devais payer des frais de visa d'entrée de 75 $ US au lieu de 55 $ US, tel qu'indiqué dans le dépliant de l'agence. Pour quatre jours, c'est cher, non? (Je me suis bien vidé le cœur auprès de l'agent d'accueil, ce qui, je crois, m'a valu une suite au Elephant Hills où je n'avais réservé qu'une chambre standard. C'est plus grand que mon apart!!!) De plus, l'entrée dans le parc national m'a également coûté 25 % de plus que les autres qui avaient des passeports de l'Afrique du Sud.

Le Zimbabwe n'a plus de monnaie en vigueur, je devrais dire n'a plus d'espèces en cours. On y utilise les dollars américains et les rands sud-africains, mais jamais personne n'a argent, même au bar de l'hôtel.

On prévient les touristes de ne pas emporter trop de liquidités. (Rassurant!). Au grand dam de mes amis, je suis quand même partie pour les Chutes Victoria, côté Zimbabwe. Les photos suivront.

Au programme : une petite croisière de fin de journée sur le puissant Zambezi, fleuve qui alimente les chutes, trekking le long des célèbres chutes, ballade à dos d'éléphant, marché d'artisanat. De retour à Johannesburg jeudi.

Le lendemain

Hier soir, la petite croisière était très agréable, avec hippos, crocos et tout. Aujourd'hui, les chutes étaient franchement spectaculaires. Après l'excursion, on veut tous passer par la banque avant d'aller au marché d'artisanat. Impossible de retirer de l'argent dans les banques qui n'ont pas d'appareil de lecture de cartes de crédit et où on ne peut pas utiliser les cartes de débit. Impossible même de trouver à changer 100 rands (14 $ CAN) question de laisser un petit pourboire au guide. Dans mon grand hôtel-palace, réception, bureau de services à la clientèle, trois boutiques, agence de visites guidées, personne n'a de monnaie pour un billet de 100 rands. Je vais au bar commander un sandwich et payer en me disant qu'on me remettra bien quelques billets. Impossible, aucun argent dans les coffres.

J'ai l'impression de vivre dans l'univers du Prisonnier (Patrick McGohan), une série télévisée britannique des années soixante, où les prisonniers sont retenus dans un univers parfait en apparence, mais où rien ne fonctionne.

Le ''Mighty Zambezi''
Il abreuve les Chutes Victoria dont on voir le crachin en arrière-plan.
Le thème de cette mini-croisière : les rhinos. J'en ai filmé plusieurs.
Et l'aigle chasseur de poissons.

mardi 9 février 2010

L'Afrique du Sud, un Eden sans paix


Après un long vol, je suis arrivée à Johannesburg où m'attendaient mes amis. Heureuses retrouvailles. Le lendemain, nous partions vers le Parc Kruger pour un safari photo. Voir quelques images ci-dessous. Impressionnant de voir un immense éléphant mâle sortir de la brousse et avancer vers notre petite Nissan. Il a traversé la route à vingt mètres devant nous. On a eu un sapré frisson. Il ne lui aurait fallu que peu d'efforts pour nous renverser et nous écraser.


L'Afrique du Sud, c'est l'Eden. La nature est spectaculaire et le climat, comme le vin, délicieux. Un seul problème, le climat social : beaucoup d'enlèvements, de vol, de criminalité. On me dit que Le Cap est beaucoup plus sécuritaire. Comme je ne peux pas sortir toute seule et librement, je vais dans une agence cet après-midi, pour acheter un tour guidé. C'est la meilleure solution pour voir du pays. Je projette me rendre aux Chutes Victoria, si c'est possible.

Connaissant l'hiver québécois, je ne souhaite pas rentrer avant mars, vous me comprendrez. Ici, il fait soleil et environ 25 à 30 degrés tous les jours.

On attendait l'hippo... mais il était aileurs.

Par contre, les giraffes...

Et les éléphants...


Un bain de boue?

Et une belle promenade, ici, la vie des éléphants est mieux protégée que celle des humains en ville.

La végétation est impressionnante.

mercredi 3 février 2010

L'Inde, une expérience profondément troublante

Veille de mon départ vers l'Afrique du Sud, via Dubai
Après avoir écrit la dernière entrée, j'ai reçu un gentil mot de mon ami Mithun qui habite Bangalore, dans le sud du pays. Ses bonnes paroles m'ont permis de passer des jours plus heureux en fin de voyage. Je n'ai pas vu l'Inde moderne, mais plutôt celle des campagnes au rythme moyen-âgeux et celle des monuments historiques. C'était le Rajasthan. Il faudra revenir, très bientôt. Thanks, Mithun for your invitation and your kind words.
Je dois partir demain, avec beaucoup de regrets.
Et puis, je quitte un groupe de voyageurs absolument agréable et ça fait toujours un peu de chagrin, après deux semaines de vie si intense, ensemble.
Désolée de ne pas avoir pu écrire plus souvent, je n'en avais pas toujours la possibilité, point de vue temps ou équipement disponible.
J'ai plus de trois heures de film, et beaucoup de photos. Ce soir, comme j'ai un meilleur lien Internet, en voici plusieurs.





Le boa en Inde

Le boa et le bouddha










Increedibell India!

dimanche 31 janvier 2010

L'Inde, de palaces en taudis

Je ne suis pas bien placée pour parler, c'est mon premier voyage. Mais un membre du groupe pour qui c'est le troisième me dit que ce sont les routes qui se sont le plus améliorées. Encore une chance, qu'est-ce que ça devait être?
Les couleurs qu'on retrouve dans les beaux gros livres de photos sont là, je vous en montre des semblables, mais elles ressortent d'heures d'observation d'une misère qu'on a beaucoup de difficultés à avaler.
Est-ce que l'Inde avance ou régresse? Hors des grands centres, le progrès est infiniment lent et se construit sur un dépotoir national d'ordures, de bouses de vaches et de sacs de plastique. Le palace d'un riche marchand d'il y a deux siècles abrite maintenant de petites échoppes qui n'arrivent pas à rapporter assez d'argent pour les rénovations. C'est aussi le cas de beaucoup de grands monuments architecturaux. Qu'en restera-t-il dans quelques dizaines d'années. La disproportion entre riches et pauvres est criante et puante.
Et il y a les menaces de terrorisme qui ne lâchent pas. Si les touristes venaient en moins grand nombre, ce serait un coup très dur pour le pays. Photos.






J'ajouterai d'autres photos quand j'aurai une meilleure connexion.
Ici, c'est trop lent pour les photos.

mercredi 27 janvier 2010

Jaipur, Udaipur

Le rythme de mon voyage s'est accéléré. Voyager en groupe guidé est enrichissant, mais très exigeant. Heureusement, le groupe est sympa et le guide, dévoué. Quant au chauffeur, c'est le magicien des routes indiennes où la circulation est absolument folle.
L'Inde est un pays de contrastes comme nous n'en connaissons pas en Amérique. De fait, rien ici ne ressemble à l'Amérique. Pour découvrir ce pays et ses habitants, il faut changer sa grille d'analyse et ouvrir grand les yeux. Il faut aussi prendre le temps de comprendre. Je vous laisse donc, pour le moment, avec les photos qui vous en diront davantage.