dimanche 31 janvier 2010

L'Inde, de palaces en taudis

Je ne suis pas bien placée pour parler, c'est mon premier voyage. Mais un membre du groupe pour qui c'est le troisième me dit que ce sont les routes qui se sont le plus améliorées. Encore une chance, qu'est-ce que ça devait être?
Les couleurs qu'on retrouve dans les beaux gros livres de photos sont là, je vous en montre des semblables, mais elles ressortent d'heures d'observation d'une misère qu'on a beaucoup de difficultés à avaler.
Est-ce que l'Inde avance ou régresse? Hors des grands centres, le progrès est infiniment lent et se construit sur un dépotoir national d'ordures, de bouses de vaches et de sacs de plastique. Le palace d'un riche marchand d'il y a deux siècles abrite maintenant de petites échoppes qui n'arrivent pas à rapporter assez d'argent pour les rénovations. C'est aussi le cas de beaucoup de grands monuments architecturaux. Qu'en restera-t-il dans quelques dizaines d'années. La disproportion entre riches et pauvres est criante et puante.
Et il y a les menaces de terrorisme qui ne lâchent pas. Si les touristes venaient en moins grand nombre, ce serait un coup très dur pour le pays. Photos.






J'ajouterai d'autres photos quand j'aurai une meilleure connexion.
Ici, c'est trop lent pour les photos.

mercredi 27 janvier 2010

Jaipur, Udaipur

Le rythme de mon voyage s'est accéléré. Voyager en groupe guidé est enrichissant, mais très exigeant. Heureusement, le groupe est sympa et le guide, dévoué. Quant au chauffeur, c'est le magicien des routes indiennes où la circulation est absolument folle.
L'Inde est un pays de contrastes comme nous n'en connaissons pas en Amérique. De fait, rien ici ne ressemble à l'Amérique. Pour découvrir ce pays et ses habitants, il faut changer sa grille d'analyse et ouvrir grand les yeux. Il faut aussi prendre le temps de comprendre. Je vous laisse donc, pour le moment, avec les photos qui vous en diront davantage.




















samedi 23 janvier 2010

Incredible India!

Le 23 janvier 2010


C'est le slogan de la campagne mondiale de publicité touristique du pays.

Après une sieste, un délicieux curry et deux films de Bollywood (ma nouvelle passion), l'avion d'Air India atterrit en douceur à Delhi. Il est 14 heures. Le capitaine nous prévient qu'il faudra attendre sur la piste pour qu'un espace se libère car l'aéroport subit de grands travaux. Trente minutes plus tard, il ajoute qu'il faudra attendre encore au moins trente autres minutes, tous les passagers doivent se rasseoir. Deux heures plus tard, l'avion trouve une place; on attend l'escalier, la porte s'ouvre, pas d'escalier, on referme. Une demi-heure après, on sort pour trouver un petit bus qui laisse la moitié des passagers sur place. On attend, un autre bus arrive. Je pense : Vite, les douanes et les valises, mon hôtel doit venir me chercher. J'espère que la navette m'attendra!

Une dizaine de guichets de douaniers ouverts où s'allongent de longues files plus ou moins ordonnées, des enfants qui crient, des femmes couvertes de noir, des hommes en toutes sortes de tenues du Moyen-Orient. Pas vraiment rassurant. Je prends place derrière un géant à cheveux bonds. Sa présence devant moi me rassure. Une demi-heure plus tard, rien n'avance. Il change de file, moi aussi. Il me regarde. ¨I'm sticking with you. You seem to know where you're going.¨ ¨A little, I was in this airport before. Be patient.¨

Il a un accent français. On parle un peu, on se présente (un ingénieur du son). On parle boulot. On attend. On n'avance pas. On parle. On attend. On avance d'un pas. L'inspection de chaque passager est longue et pénible. Pas possible! Finalement, on y est. Lui, il repart vers Bruxelles dans la nuit. Il a le temps, me donne un bon coup de main avec mes valises et m'aide jusqu'à l'accueil où je trouve mon nom. Accolades fraternelles devant de nombreux indiens âgés qui regardent la scène en riant. Mon copain me laisse avec mon chauffeur et remonte un escalier vers l'intérieur de l'aéroport. Et, en imitant l'accent local, il me lance ¨In-crre-dii-bell India!¨

Qui est mieux qu'un ange? Un gentil géant belge et rigolo.

Hôtel palace. Le lendemain matin, rencontre d'un petit groupe super de 14 personnes. Un guide souriant. La brume va-t-elle se lever? On ne sait pas. Oui, un peu, vers les 14 heures.

On visite Delhi, puis on prend la route pour Agra. Il nous faudra plus de six heures. On ne voit rien sur la route. Conduite automobile ahurissante. L'hiver indien est marqué par la brume. On arrive. Un autre hôtel palace.

Aujourd'hui, visite du Taj Mahal, brume à couper au couteau. On ira d'abord au Fort d'Agra. Avant même l'heure du midi, le soleil dissout la brume. Le lunch attendra, on s'en va au Taj Mahal en vitesse. La brume peut retomber n'importe quand. Caméra interdite après la première plateforme. Je la passe en douce enveloppée dans mon écharpe. J'ai le cœur qui bat. Je n'ai pas envie de finir mes jours dans une prison indienne. Mon guide me dit où aller. Si j'ai des problèmes, il va dire qu'il m'a laissé faire (???). Finalement, on n'ira pas en prison, ni l'un ni l'autre.

In-crre-dii-bell India!


Dans la brume, hôtel palace.




Costume de circonstance.


Monument commémoratif de Gandhi


Le plus ancien site musulman de l'Inde, impressionnant.


Et sa tour pour l'appel à la prière. La plus haute tour de pierres
toujours existante au monde. (À vérifier : les Indiens sont chauvins.)


Sous un soleil pâlot, les couleurs de l'Inde.


Le temple du lotus


Le fort d'Agra.


Le maharaja qui a fait construire le Taj Mahal, mausolée abritant la dépouille de son épouse morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant, y est mort, retenu prisonnier par son propre fils.


Et cet édifice qu'on dit le plus beau du monde.


À couper le souffle...


Bons baisers de l'Inde.


mercredi 20 janvier 2010

Singapour, ville-île-état

Singapour : une ville merveilleusement verte, propre et ordonnée, assurément très riche, pauvreté invisible, niveau de vie très élevé. Devrait-on y envoyer nos dirigeants étudier?
Il y a cinquante ans, c'était une petite ville de service et un village de pêcheurs.
Singapour a fleuri comme un bourgeon après une chaude pluie d'été. J'y ai passé quelques jours très agréables et je suis bien reposée pour faire face à des couleurs bien différentes, celles de l'Inde.
J'espère pouvoir nourrir mon blog fréquemment, cependant, j'ignore si les installations me le permettront.
Ne vous inquiétez donc pas s'il y a des silences prolongés.


Architecture d'hier et d'aujourd'hui, influence art déco, Indochine colonialiste de l'entre-deux guerres ou ultra-moderne.







De grandes avenues où il y a peu de bouchons.

Vous aurez remarqué la paresse de la photographe. Je vous en montrerai davantage sur film.
Il régnait sur Singapour une chaleur assez humide qui atténuait les contrastes et donnait l'impression de journées grises. < Rien n'est parfait >, disait le renard au petit prince.




J'en avais assez de refaire ma valise toutes les semaines. Voici la solution : on roule et les rouleaux sont rangés à la verticale. Plus besoin de tout déplacer pour trouver un t-shirt. Les petites pointures peuvent placer leurs chaussures, semelle à semelle, de la même façon; les grandes trouveront bien à s'empiler. Qu'en pensez-vous?  Testé depuis plus d'une semaine et c'est le bonheur.



samedi 16 janvier 2010

Les kangourous et le boa

Le 17 janvier 2010 (ici, à Singapour, le 16 au Québec)



Dernière image de l'Australie. Pas de curiosité, ils étaient occupés à manger.

Je suis maintenant à Singapour qui me paraît une très belle cité-état. Quelques journées dans un milieu cosmopolitain et international qui m'est le plus familier avant de plonger dans les couleurs de l'Inde.

vendredi 15 janvier 2010

Au revoir Australie, bonjour Singapour

Brisbane est dans la même mouvance que Sydney et Melbourne, mais plus petite. Il semble agréable d'y vivre. Ce n'est peut-être pas un arrêt essentiel à la connaissance de l'Australie. Cependant, si j'avais poussé plus au nord, j'aurais été dans la flotte pendant tous les derniers jours. Alors... Hier, dernier jour complet ici, j'ai fait une excursion sur l'île Moreton, au large de la ville. Voici quelques images. Ma prochaine entée sera de Singapour.



Sur une île de sable on se déplace en 4x4 seulement. Regardez la genre de routes...


Faites bouger votre écran dans tous les sens et vous aurez une bonne idée du mouvement imposé dans ce type de sentier.


Les plus jeunes ont dévalé les dunes en tobbogan et planche à... sable. Moi j'ai fait quelques photos.
Pas facile à quarante Celsius. On était mieux dans la mer avec les petits poissons.

lundi 11 janvier 2010

Des images inoubliables

Le 12 janvier 2010

Plus connue pour ses images du Opera House publiées dans le monde entier et pour son pont qui, chaque année, démarre la ronde des feux d'artifice du Nouvel An, Sydney est belle, jeune, vibrante, dynamique. Il y fait soleil et chaud depuis mon arrivée et à l'année. Je crois découvrir que, comme entre Montréal et Québec, il y existe une rivalité avec Melbourne. Avec un sourire ironique.

Visite des Blue Mountains où le soleil plombe sur le feuillage des sept cents variétés d'eucalyptus des montagnes; les feuilles laissent alors échapper des particules liquides bleutées qui s'évaporent et leur donne leur nom.

Je pars en fin d'après-midi pour Brisbane, en train avec couchette. Brisbane est le début du Great Barrier Reef, mon dernier arrêt en Australie, avant Singapour. J'y projette une séance de snorkeling avec mes petits amis de toutes les couleurs. Comme vous le voyez sur la photo, < qui s'assemble, se ressemble>. Alors je porte leurs couleurs pour les visiter, question de ne pas passer pour une étrangère Je rêve de ma prochaine plongée sur le Grand Récif, avec costume de lycra me couvrant de la tête aux pieds, une super protection contre le soleil.


Un des plus beaux édifices du monde.


Le pont d'où on lance la nouvelle anéée avec des feux d'artifice. C'est toujours le premier lieu que l'on voit à la télé.


Le paddleling, comme à Hawaii. Ici, c'est la plage de Manly.


J'ai plongé dans Sydney un soir de festival de musique du monde. Hallucinant ce poulailler de chanteurs aux voix guturales et de joueurs de tambours. Un échaffaudage d'environ 10 mètres de hauteur.


Les Blue Mountains.




Ça, c'est de la fougère!


Je n'aimerais pas vivre dans un zoo.


Mimétisme.