dimanche 27 décembre 2009

Entre deux destinations

Ici, bien sûr, c'est le matin du 28 décembre. Quelques mots pour vous dire qu'hier et aujourd'hui ont été consacrés à des visites guidées. J'ai trouvé par miracle l'hôtelier historien du coin. Je pars demain pour Permuteran à la pointe ouest de l'île de Bali pour faire du grand snorkeling et visiter un des viviers de reproduction des tortues vertes en voie de disparition, Reef Seen et son fondateur, Chris Brown. Belles images à venir.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël!

Le 25 décembre

Ici, aujourd'hui, la dinde de 10 kg, on la fait cuire au soleil. Les dindes plus grosses aussi, sur le bord de la piscine.
Vous dans la tempête et moi sous le soleil, cela semble injuste. Alors je vous envoie quelques images d'hier et d'aujourd'hui, pour vous faire rêver. Remontez le chauffage à 32 degrés Celsius et regardez.


                                                    La pêche pour le repas de ce soir.



Jolie plage de Lovina.



Dix orteils au repos et au chaud.


Et toujours le boa de Léona.



Rizières en terrasses.



C'est pas beau, ça?



Dernière soirée à Ubud.

mercredi 23 décembre 2009

Bienheureuse Bali

Mercredi, le 23 décembre 2009



Dommage que vous n'entendiez pas ça tomber!



Journée de visite d'artisans




Un peu d'humour. Le < push bike > est quand même moins populaire que l'autre.



Peut-on croire qu'un enfant de 7 ou huit ans puisse faire un tel dessin?


Collation : crêpe croustillante faite de riz et de nois de coco et café. Délicieux!



Meilleure image du dessin en question.



Les enfants d'amis touristes avec qui j'ai visité quelques rizières. À droite le récolteur de noix de coco en Vespa s'en va au marché



Le matin, il fait beau. En fin d'après midi, le déluge pendant une heure.



La vie est ainsi faite : ce que l'on ne trouve pas à un endroit, on le trouve ailleurs. Bali offre tout ce dont je rêvais, Bali qui de son nom même fait rêver le monde entier.

Bali où la vie est si douce et les gens si gentils, qu'on souhaiterait ne plus en repartir.

Bali, riche de trésors du passé vibrants d'humanité, d'une piété superstitieuse envers tous les dieux et leur mythologie, dont le bouddhisme est ouvert à toutes les croyances et différences. Bali qui est enveloppée d'une nature absolument exquise et luxuriante et où la pluie fait ressortir le parfums de fleurs. Bali qui de son nom même, et à raison, fait rêver le monde entier.

Mais aussi Bali qui risque de tomber dans le piège d'un tourisme trop affluent auquel je participe. Bali dont je m'inquiète un peu déjà, parce ce que je l'aime. Coup de foudre, coup de cœur.

Bienheureuse Bali dont les fermiers (fermières) des rizières reprennent la pause avec le sourire pour les < kid kodak > comme moi, qui lancent des < hello > et me demandent mon nom. Bienheureuse pour sa bonne nourriture et son hospitalité, pour ses citoyens qui perpétuent les techniques artistiques traditionnelles (c'est absolument incroyable!) avec un talent époustouflant.

Belle Bali où je coule des jours très heureux en cette fin de 2009. À tous, mes vœux de santé et de bonheur pour Noël et la nouvelle année. Avec quelques photos que j'oublie souvent de prendre, occupée que je suis à faire du film. Je pars demain pour le nord, la plage, Lovina Beach.

mercredi 16 décembre 2009

Thaïlande : pas celle des brochures touristiques








Jeudi le 17 décembre


Je me suis arrêtée en Thaïlande parce que trois couples d'amis m'en avaient parlé élogieusement : sa beauté, ses fleurs, la gentillesse des gens. Et puis, je connaissais déjà et j'aime leur nourriture. Après Bangkok, en venant visiter Chiang Mai et Chiang Rai dans le nord, je m'attendais à une beauté un peu plus naturelle, plus de végétation, plus de traditions ou d'authenticité thaïlandaise… oups!

Qu'est-ce que l'authenticité thaïlandaise, voilà la question. Il me faudrait des pages pour décrire combien la vie et la pensée y sont différentes et la femme indépendante que je suis s'y trouve confrontée à une réalité combattue par le féminisme (ou simplement par la décence humaine) depuis très longtemps, surtout en rentrant d'une visite au Triangle d'or (longue journée!) à trois heures de mini-bus de Chiang Mai pour traverser la ville en soirée, un peu plus tard qu'à mon habitude. Prostitution organisée au coin d'une rue passante où, sous un éclairage éblouissant et une musique disco, des femmes dansent pour attirer la clientèle. Et comme je l'apprends < Rien n'est hors limite, ils ou elles vont te faire tout ce que tu veux. Ici, ce n'est pas pareil, tout est possible, c'est permis. > J'ai l'impression que la prostitution a tout simplement remplacé le trafic des opiacés, à très grande échelle.

Il y a bien cette ferme d'orchidées qui m'offre de belles images, mais c'est une bien maigre consolation.

En Thaïlande, je reste sur mon quant soi, bourrée de question de toutes sortes. Mais, quand je porterai les deux petits bracelets de laiton achetés de la fillette des Karen Long Neck, ce ne sera pas sans avoir le cœur serré comme son cou, en pensant à elle. Je vous laisse sur ces photos. J'ai hâte de partir pour Bali.











samedi 12 décembre 2009

Demain Chiang Mai

Dimanche, le 13 décembre


Demain Chiang Mai, dans le nord du pays où il fera sûrement un peu moins chaud. J'y rejoins des amis, un qui y vit, d'autres, des voyageurs comme moi rencontrés hier, au hasard de la visite d'Ayutaya, ancienne capitale du pays, avant Bangkok (ruines, temples, etc.) dont les quelques images du jour. Nous irons en trek à dos d'éléphants ensemble. Aujourd'hui, en guise d'adieu à Bangkok, grand tour de bateau sur le canal principal et visite du Grand Palais.





J'ai les poignets garnis de bracelets argent achetés dans la rue et je porte la chemise indienne à travers de laquelle une très légère brise me rafraîchit.

Pas mal pour un petit dimanche matin (sans doute à nul autre pareil). Ô temps, suspends ton vol...


Dancer holding the head of a boa with a feather tail. So, you think you can dance!

jeudi 10 décembre 2009

Bangkok, le choc

Vendredi le 11 décembre



L'entrée de mon hôtel hippie.


Le tuk-tuk donne une idée de l'étroitesse de la petite rue.




Quand le temple est abandonné, on s'y installe à demeure.


Pas de clients! Le chauffeur dort sur la banquette.


Après un vol de velours, je retrouve ma valise et me mets à la recherche du < public taxi > avec taximètre. Je suis guidée par une gentille personne qui me laisse croire qu'il s'agit d'acheter un billet de passage… mais non, c'est une agence touristique qui m'offre un de trois tours guidés de mon choix pour peu. Je choisis un tour sur les canaux, et on me conduit au taxi public et me disant que le taxi devrait me coûter aux environs de 500 baths (16 ou 17 dollars).

Et c'est parti! On démarre et le chauffeur me demande 70 baths à l'avance pour passer les péages et arrivé à l'hôtel, il en ajoute 50 parce que, dit-il il doit retourner à l'aéroport. Là, j'ai la moutarde qui me monte au nez. J'abandonne la difficile discussion (il parle à peine anglais), je paie et roule ma valise jusqu'à l'hôtel. Je me retrouve complètement perdue dans un décor des années soixante, look hippie au possible; une agglomération de ruelles pratiquement piétonnières, des étales de nourriture et de vêtements du passé (sont-ils neufs, des reproductions peut-être?), des pipes à hach. J'ai l'impression d'avoir rétrogradé dans le temps. Avec la chaleur et l'humidité, et la dernière discussion avec le chauffeur de taxi, je suis vidée. Ma chambre est au troisième d'un hôtel sans ascenseur et la valise sur roulettes ne grimpe pas toute seule. La personne qui vient m'aider est plus petite que moi.

Je pose la valise et redescends voir ce que je peux me mettre sous la dent. Il est maintenant plus de 15 heures et ma brioche hong-kongnaise est loin.

Ah, tiens, il y a du vin sur la carte, un vin maison d'origine italienne (???) non contrôlée. Une assiette de poulet grillé, légumes et frites allumettes, deux verres de rouge plus tard (le tout délicieux, les thaïlandais sont excellents en cuisine), je remonte à ma chambre climatisée, je m'étends pour me réveiller à 22 heures. Je me retourne et me rendort avec l'intention certaine de reprendre ce faux départ. Le lendemain, visite des canaux, on vient me chercher. Bon, en avant, marche!

Super visite, belles découvertes, mais incluant aussi une visite au bureau de l'agence où je m'assois. (De toute façon, je dois organiser mon séjour à Chiang Mai, dans le nord, ce que je n'ai pas eu le temps de faire avant mon départ). Une heure plus tard, après moult discussions, j'arrive à organiser quelque chose de raisonnable pour un prix qui ne l'est toujours pas. Le touriste désorganisé est une proie facile et il n'a pas toujours envie de discuter pendant des heures. Je me suis sans doute fait avoir de quelques cents dollars. Quand ça m'arrive en vacances, j'appelle ça mes charités locales.

La journée est belle, je quitte enfin avec un chauffeur de l'agence qui me déposera dans un centre d'achats. Bouchon. Une heure plus tard, on a parcouru un kilomètre des huit à faire. Je vois le skytrain traverser le ciel un peu plus loin. Merci, monsieur, je vais faire le reste à pieds. Après le ziplock, le métro est le deuxième meilleur ami du voyageur.

Le bonheur du jour : retour par skytrain et vaporetto façon thai sur le canal, temples, palaces et navettes privées ou nolisées tout en lumières. Au pif, je retrouve mon hôtel. Les vendeurs de brochettes me paraissent envoyés des dieux (je suis affamée, car il m'arrive souvent d'oublier de manger), et tous les vendeurs de pacotille et touristes attablés me sont un véritable comité d'accueil. Bienvenue à Bangkok dans le quartier de Khao San où se retrouvent encore aujourd'hui des effluves du temps jadis et qui attirent ceux et celles qui y fumaient il y a quarante ans ou plus. Plusieurs y sont encore.

Elle est pas belle, la vie?

lundi 7 décembre 2009

Une première étape accomplie



Mardi 8 décembre


Une trace du Portugal : hier, Macau (ou Macao). Pour le trajet en bateau sur la Mer de Chine, pour rêver aux personnages du roman de James Clavel, La maison noble, pour l'étonnant Venitian Casino et tenter la chance à la table de Black Jack (elle n'était pas au rendez-vous). Malheureusement, pluie et brouillard faisaient partie de l'excursion en jet-foil, un traversier qui s'élève au-dessus de la surface de la mer sur ce qui semble des patins qui fendent la vague pour offrir une grande stabilité à bord. Super.

Aujourd'hui, un saut chez Starbuck pour vous écrire ces quelques mots, travaux d'intendance et une visite au Musée d'art de Hong Kong. C'est ainsi que se termine la première étape de mon voyage et ceci est ma dernière entrée hong-kongaise. Je garderai de Hong Kong un excellent souvenir et j'y reviendrais avec plaisir. Il y a tant à voir et les gens y sont hospitaliers et agréables! C'est la porte de la Chine ouverte sur le monde, un premier contact avec l'Orient que j'apprécie puisque je souhaite revenir et visiter la Chine continentale.


Demain, je pars pour Bangkok, en Thaïlande. Je passe d'un climat plutôt tempéré d'hiver sub-tropical aux 30 degrés Celsius et plus pour les deux prochains mois. Zai jian Hong Kong. Au revoir Hong Kong.